La maladie de Parkinson Imprimer

JOURNÉE MONDIALE DU PARKINSON

LE 12 AVRIL 2014

Mobilisons nous pour que le corps emprisonné ne soit plus une fatalité !

À LYON, entrée libre de 14 h à 17H30 Université Claude Bernard Lyon 1

8 av ROCKEFELLER

69008 LYON

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Ou Mme Michèle Grangier Cousin responsable FRANCE PARKINSON HAUTE-SAVOIE

au 04 50 27 82 50

LIBÉRONS LE MOUVEMENT

30 ans de lutte pour libérer la recherche, libérer les moyens, libérer les malades.

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JOURNÉE MONDIALE DU PARKINSON : LE 12 Avril 2013

"Chaque pas est une conquête".

www.franceparkinson.fr

comité Haute - Savoie à SEYNOD

site : http://parkinson74.super-h.fr

La Maladie de PARKINSON

Il s’agit d’une affection dégénérative du système nerveux central, de cause inconnue, caractérisée par un tremblement, une raréfaction et une lenteur de mouvements, et une rigidité musculaire.

Trois signes cliniques majeurs caractérisent la maladie de Parkinson : un tremblement au repos affectant particulièrement les mains, une rigidité, une akinésie (difficulté à déclencher un mouvement volontaire).

On observe souvent des anomalies de la posture et de la marche ainsi que des troubles psychiques.

Cette maladie, dont la cause est inconnue, affecte plus particulièrement les personnes âgées.

LA SOPHROLOGIE et LA MALADIE DE PARKINSON

La sophrologie et ses apports pour les personnes touchées par la maladie de Parkinson et leurs proches :

  • Sortir de l’isolement
  • Etre reconnu(e) et pouvoir échanger
  • Apprendre à se détendre
  • Entretenir et developer sa capacité respiratoire
  • Conserver l’activité physique
  • Renforcer la confiance et l’estime de soi
  • Trouver l’harmonie entre son corps et son espritMaladie de Parkinson
  • Mieux gérer ses maux au quotidien
  • Déterminer et réaliser un objectif de vie à court terme.
Voici le site du comité de Haute - Savoie :  http://parkinson74.super-h.fr
La France compte environ 150 000 personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Avec près de 8 000 nouveaux cas par an, c’est la deuxième maladie neurodégénérative, derrière la maladie d’Alzheimer. Elle concerne1 % des plus de 60 ans et 4 % des plus de 80 ans.

Si les mécanismes de la maladie de Parkinson sont aujourd’hui mieux décrits, elle ne se guérit pas. La recherche médicale explore de nombreuses voies pour tenter de mettre au point des traitements innovants : médicaments, vaccin, thérapie génique, greffe de cellules souches… les chercheurs investissent tous les fronts.

Contre la maladie de Parkinson, l’espoir viendra-t-il d’un édulcorant ?

 

Par Janlou Chaput :

Curieuse nouvelle pour cette Journée mondiale de la maladie de Parkinson : le mannitol, entrant dans la composition de chewing-gums sans sucre ou de certaines confiseries, pourrait devenir un traitement. Du moins, des mouches (un bon modèle pour cette pathologie) présentant de sévères troubles moteurs ont retrouvé grâce à lui une locomotion presque normale.

 

À lire, notre dossier sur la maladie de Parkinson

En cette Journée mondiale de la maladie de Parkinson, vendredi 12 avril, il est opportun de rappeler que cette neurodégénérescence, la deuxième plus fréquente dans le monde, reste incurable. Les patients, victimes de troubles moteurs, vivent un calvaire, et seuls leurs symptômes peuvent être atténués par des médicaments ou des techniques plus invasives comme la stimulation cérébrale profonde.

 

Comme la plupart des molécules testées se montrent inefficaces pour arrêter la progression de la maladie, les chercheurs en explorent de nouvelles, en espérant trouver la perle rare. Des scientifiques de l’université de Tel Aviv pourraient être bien tombés sur elle. Pourtant, ils n'ont pas chercher cette molécule très loin à l’aide d’outils informatiques surpuissants : ils sont allés la prendre dans les chewing-gums.

 

Une molécule presque biblique

 

Le mannitol est une molécule originellement retrouvée dans le frêne à fleurs (Fraxinus ornus), surnommé aussi frêne à manne. En effet, le sirop qu’on en extrait ressemblerait à la manne, la nourriture des Hébreux durant l’exode dans le désert, selon l’Ancien Testament ou le Coran. Des bactéries, des champignons, des algues ou d’autres plantes le synthétisent également. L’Homme n’est pas capable de produire naturellement cet édulcorant, mais les chimistes en ont trouvé la recette.

 

Cette molécule sert souvent d’édulcorant dans les chewing-gums sans sucre ou certaines confiseries. Le mannitol est aussi approuvé par certaines agences sanitaires pour éliminer les excès de liquide et faire baisser les pressions internes, notamment au niveau crânien. Il est aussi en mesure de traverser la barrière hématoencéphalique, structure préservant le cerveau des toxines et des pathogènes.

 

 

La maladie de Parkinson apparaît suite à la destruction progressive des neurones de la substantia nigra (ou subtance noire), une structure cérébrale profonde, par l'agglomération d'alpha-synucléine mal conformée. Le mannitol pourrait éviter cela.

 

Le mannitol aurait aussi une autre propriété : il jouerait le rôle de chaperonne. Dans les cellules, ces molécules s’assurent que les protéines naissantes sont bien formées et adoptent la conformation tridimensionnelle idoine, celle qui leurs confère leurs fonctions. Une étape indispensable, car un défaut de conformation peut engendrer une maladie : c’est le cas de Parkinson.

 

En effet, dans cette neurodégénérescence, une protéine, l’alpha-synucléine, se forme mal et s’accumule dans les neurones d’une région du cerveau appelée substantia nigra, ce qui à terme détruit les cellules nerveuses et entraîne des troubles moteurs.

 

Les scientifiques ont voulu tester l’efficacité du mannitol pour empêcher la formation de ces agrégats d’alpha-synucléine, comme ils l’ont expliqué lors de la présentation de leur étude sur la mouche drosophile, à la conférence annuelle de la Genetics Society of America se tenant à Washington entre le 3 et 7 avril. Ils ont décrit leur expérience, prouvant l’intérêt de la molécule et la nécessité de recherches complémentaires.

 

Des drosophiles guéries de la maladie de Parkinson

 

Les drosophiles constituent un modèle animal de choix dans la maladie de Parkinson, car des mutations peuvent induire chez elle une pathologie similaire à la neurodégénérescence humaine. Les auteurs ont testé les insectes sur leurs capacités de locomotion. Il s’agissait de comptabiliser le pourcentage de mouches capables de grimper 1 cm sur une surface verticale dans un temps de 18 secondes.

 

Les expérimentations ont été réalisées tous les jours pendant 27 jours. Quelque 72 % des mouches normales réussissaient l’exercice, contre 38 % des drosophiles mutantes, preuve de la sévérité de leurs troubles moteurs. Mais celles nourries à l’état larvaire par du mannitol atteignaient des scores presque normaux, puisque 70 % d’entre elles passaient le test avec succès. Des analyses de coupes de cerveaux ont même révélé que malgré les mutations, les agrégats d’alpha-synucléine avaient diminué de 70 % par rapport aux drosophiles malades mais non traitées par le mannitol.

 

Or, entre aider des mouches mutantes à grimper sur une surface verticale et traiter la maladie de Parkinson, il reste un très long chemin à parcourir. La prochaine étape consiste à évaluer les effets de l’édulcorant chez la souris.